lundi 25 février 2013

Costanera

On appelle "Costanera" la promenade au bord de la baie d'Asunción. Bien qu'elle soit encore en travaux, on y croise le soir et le week-end un grand nombre de gens en train de se promener, de courir ou de faire du vélo.






Cerro Porteño vs Real Garcilaso

La première religion du Paraguay, c'est sans doute le football (ex-aequo avec l'asado).

Les deux clubs les plus prisés sont "Cerro Porteño" et "Olimpia" et les rencontres entre les deux s'apparentent un peu au derby entre Lyon et Saint-Etienne.

21 février 2013 : rencontre entre Cerro Porteño et Real Garcilaso (Pérou) lors de la "Copa Libertadores" (compétition qui oppose tous les ans les meilleurs clubs d'Amérique du Sud).
L'entrée des joueurs de Cerro est marquée par une salve de feux d'artifice.

 Pendant toute la durée du match, les vendeurs ambulants proposent aux spectateurs des chipas, des sandwiches, du pop-corn et des boissons.

S'il vous reste encore de la place, vous pouvez engloutir quelques hamburgers/brochettes/saucisses pendant la mi-temps.



Finalement, en dépit du soutien des supporters, Cerro devra s'incliner face au Real Garcilaso en encaissant un but dans les dix dernières minutes.

mercredi 23 janvier 2013

Estancia "La Camargue"

On appelle "estancia" une exploitation agricole située dans la campagne paraguayenne. Ici, l'estancia "La Camargue", à 40 kilomètres d'Asunción.



Qui dit exploitation agricole dit animaux de la ferme. Vaches, cochons, chevaux, poules, brebis et chèvres vivent en harmonie sur le même terrain.





Cependant, comme dans toute organisation sociale, les problèmes apparaissent au moment du partage des richesses : ici le début d'une altercation entre poule et porcelet au sujet d'une mangue tombée au sol.

Pour cette fois, l'équipe des porcelets l'emporte.

Une victoire qui arrange bien les amateurs de viande.




Quant aux arbres fruitiers comme ce manguier, ils fournissent de copieux desserts.



Et pour digérer tout ça, rien de tel qu'une petite promenade dans la propriété.








Enfin, une sieste bien méritée s'impose pour se remettre des émotions de la campagne.

dimanche 6 janvier 2013

Garçon !

Comment commander quelque chose dans un bar ou un restaurant d'Asunción ? Au moyen de cette ingénieuse invention importée des Etats-Unis : il suffit d'appuyer sur le bouton central "CALL" (Appeler) et les bracelets spéciaux que les serveurs portent au poignet se mettent à vibrer. L'un d'eux se présente alors à votre table pour prendre votre commande. Le bouton "BILL" en haut à gauche sert à demander l'addition. Quant au rouge à droite, "CANCEL", il permet d'annuler une commande.

vendredi 21 décembre 2012

Dans l'avion


 Lever de soleil entre Asunción et Buenos Aires




Au-dessus de Lyon

Au loin, les Alpes, dominées par le Mont Blanc

lundi 17 décembre 2012

Tintin au Paraguay

Bien que le Paraguay n'y soit pas mentionné tel quel, il s'agit pourtant de l'un des lieux dont Hergé s'est inspiré pour situer l'action de l'album "L'oreille cassée".

 Alors qu'il suit la piste d'un fétiche indien volé dans un musée, Tintin se retrouve par la force des choses propulsé colonel dans l'armée du Général Alcazar, alors dirigeant du "San Theodoros" (le Paraguay renommé ainsi par Hergé).

Il est alors approché par des compagnies pétrolières américaines et anglaises, qui l'incitent à déclencher la guerre contre le "Nuevo Rico", c'est-à-dire la Bolivie, pour s'emparer de terres qui renfermeraient quantité de pétrole. Hergé mentionne ici la guerre du "Gran Chapo".

Il tire en fait son inspiration de la Guerre du Chaco, qui a opposé Paraguay et Bolivie entre 1932 et 1935. Chacune soutenue par une compagnie pétrolière étrangère, les deux nations se sont disputé la région pendant trois ans, en espérant mettre la main sur le fameux pétrole.

Sur les 400 000 hommes engagés dans le conflit, 100 000 y ont perdu dans la vie.

Un cessez-le-feu a été décrété le 15 juin 1935, mais le traité de paix n'a été signé qu'en 1938. Le Paraguay est sorti "victorieux" du conflit avec une extension de son territoire au nord, mais dont la frontière est restée floue jusqu'à il y a peu.

Soixante-dix ans plus tard, en 2009, le tracé définitif des frontières entre la Bolivie et le Paraguay a été fixé par les présidents des deux pays, Evo Morales (à gauche) et Fernando Lugo (à droite), sous les auspices de Cristina Fernández de Kirchner, présidente de l'Argentine.

Jusqu'à récemment, on n'avait pas trouvé trace de pétrole dans le Chaco. Mais le président actuel du Paraguay, Federico Franco, a annoncé il y a peu que la présence de quantités importantes de pétrole sous le sol du Chaco avait été confirmée, et que l'exploitation allait commencer en 2013.